avr 17, 2012
aurelien

Sommet de l’Aorai au petit matin

rando aorai tahiti titre

Une bande de Jurassiens est venue passée l’été chez nous, et comme ils sont un peu sportifs, nous décidons de grimper à l’Aorai, le 3ème sommet tahitien. Anne-Claire, quant à elle, garde leur marmaille et la notre, merci à elle car ça fait bien cinq enfants de moins de 10 ans à maitriser. Donc nous voilà partis, Xav, Sandrine et moi, par une fin de matinée d’août pour l’Aorai, avec au programme une nuit en « refuge » et un sommet à l’aube. Le départ classique pour l’Aorai commence à Pirae, au niveau du restaurant panoramique « Le Bélvédaire » (on y mange des raclettes !). Après avoir monté les 7 km de charmante petite route, on gare sa voiture où l’on peu, on enfile les baskets et c’est parti !

rando aorai tahiti 1

Dés le début, nous sommes dans la brume et une fine pluie se met à tomber, elle ne cessera pas jusqu’au deuxième refuge. Donc nous nous attardons pas en route, nous montons assez vite au premier refuge, Fare Mato. Pour voir la description de la montée jusqu’à ce premier refuge, je vous invite à vous reporter, chers lecteurs, au résumé que j’avais fait lorsque nous y étions montés avec une autre jurassienne de passage et avec les enfants.

Les choses sérieuses commencent après le 1er refuge, à 1400 mètres d’altitude, avec le fameux Rocher du Diable, qui consiste en un passage escarpé avec des cordes. Il ne présente pas de difficultés mais les abords sont impressionnants avec le vide de chaque côté. Ensuite, le chemin, toujours évidant, suit une crête jusqu’au second refuge. On passe par une forêt de fougères géantes qui n’est pas sans rappeler les spécimens de Nouvelle-Zélande. Finalement, nous aurons mis trois heures depuis le bas à allure soutenue pour atteindre le Fare Ata, le second refuge, à 1830 m d’altitude, qui ressemble plus à une cabane de jardin qu’à un refuge des Alpes Suisse. Et surprise, celui-ci est déjà bien rempli, la nuit promet d’être difficile avec une vingtaine de personnes pour un refuge de 40m² ne disposant que d’un plancher comme cuisine et lit. Nous sommes trempés mais heureux de trouver les vêtements secs de notre sac. Il faut vite faire sa place pour pas dormir juste devant la porte et se faire marcher dessus toute la nuit. Un gars a même monté sa tente à l’intérieur !

rando aorai tahiti 2

Après quelques Hinano durement montées et un repas rapidement avalé, je tente de trouver le sommeil coincé entre Xav et une randonneuse inconnue, sur un sol en bois bien dur et surtout par une température de… 4°C ! Eh oui, nous sommes à 1800 m ,en juillet, la saison la plus froide. La nuit fut très brève, glaciale, nous nous levons à 5h pour assister au levé du soleil au sommet. Nous sommes heureux de constater que le ciel est dégagé, car la veille au soir, rien n’était acquis. Il ne reste que 200 mètres de dénivelé pour le sommet, mais en réalité plus, car l’arête sommitale est constituée d’une succession de dénivellations qui montent et descendent. Nous progressons à la lueur des frontales en faisant attention de bien placer nos pieds car parfois le chemin fait pas plus de 40 cm de large, avec 800 mètres de vide de part et d’autre. Au bout de 45 min, nous atteignons le sommet, nous sommes seul, la nuit est encore prononcée, mais nous devinons les premières lueurs, je fais chauffer l’eau pour le petit dèj.

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Au fur à mesure, que la lumière croît, le spectacle devient saisissant, les lampes de Papeete s’éteignent, on distingue Moorea qui semble flotter entre terre et ciel, les crêtes des autres sommets se découpent, et seule l’Orohena, le premier sommet de Tahiti (2241 m), nous empêche de distinguer l’horizon sur 360°.

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Prendre son petit déjeuner au sommet est un moment incroyable, on aperçoit la presqu’île au loin, et nous sommes surpris par les crêtes environnantes qui sont extrêmement découpées. Il est déjà temps de redescendre, car la brume commence à remonter le long des pentes, bouchant parfois la vue. En chemin, nous nous arrêtons pour prendre toutes les photo que nous n’avions pu faire la veille à cause du mauvais temps.

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C’est par ce temps clair que l’on se rend vraiment compte des passages escarpés ou vertigineux. La descente est rapide, et les « traileurs » de jurassiens ne trainent pas en route.

rando aorai tahiti 6

Au bout de 3h, nous sommes attablés au Belvédère, devant une grosse bière (enfin juste pour moi). Et nous rentrons retrouver Anne-claire et les enfants à Taravao.

 

3 Comments

  • Cool la rando ! Ca fait envie .

    P.S les fougères géantes sont des arborescentes , elles existaient déjà il y a 350 millions d’années
    http://www.rustica.fr/articles-jardin/fleurs/fougere-arborescente-dicksonia-antartica,46.html

    Bizzz

    Nico

  • Bravo pour cette randonnée avec des très belles photos !
    Certains passages sont impressionnants!
    Je vous suggère aussi une randonnée plus traditionnelle , mais objet chaque année d’une course où s’affrontent les plus grands spécialistes, le Mont Cameroun
    Cela dit je fais juste un petit coucou depuis le Cameroun à la famille Emprin
    Papy Bernard

  • Ca y est maintenant tu es un aventurier, un VRAI !
    Quand tu rentre, on t’inscrit à Kho Lantha !

    …en tout cas, c’est magnifique, BRAVO !!!!!!
    Bisous de la ta Soeur

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